(…) Grâce au travail de copie que Tscherkassky a entrepris sur chaque photogramme, cette superposition phallique qui fait que le corps de la femme n'existe qu'à l'intérieur du corps du film (et inversement), fait sensation au sens où on la ressent de façon immédiate, comme une frayeur due à l'impossibilité d'échapper à cette corrélation. Derrière l'éveil se tapit un rêve. Derrière les portes qui s'ouvrent se cache un moi. Derrière un homme qui se trouve dans la pièce s'élève le néant. (...) Dans Dream Work, comme dans un vrai rêve, aucune image n'est isolée, chaque image est radicalement fortuite. Mais leur relation est nécessaire au point que toute autre solution est impensable - à moins de changer d'univers. C'est donc le meilleur des mondes oniriques possibles, si effroyable qu'il paraisse.
(Bert Rebhandl)
Dream Work est un film en noir et blanc et en CinémaScope |